Formation e-learning: 4 conseils pour créer un environnement propice à l’apprentissage

S’engager dans un parcours de formation e-learning permet une flexibilité temporelle (la possibilité de se former aux moments propices), une flexibilité de lieu (la possibilité de se former depuis n’importe quel emplacement avec une connexion Internet) ainsi qu’un rythme d’apprentissage personnalisé. Lors du suivi d’une formation en ligne, il est essentiel de se créer un espace de travail adapté chez soi. Il n’est pas forcément nécessaire de posséder beaucoup d’espace, un coin aménagé dans une chambre peut devenir un lieu favorable à la concentration et à l’apprentissage. Cet article vous donne quelques pistes pour vous aider à créer un environnement propice à la réussite de vos études.

  1. Devenir maître de son temps

Lors d’une formation en ligne, vous êtes en mesure de prendre le contrôle sur votre propre parcours en vous fixant des buts, en choisissant votre trajectoire et votre progression. Cette incroyable flexibilité peut être à double tranchant: il est indispensable de réaliser un calendrier de travail en déterminant des plages horaires qui conviendraient à un travail régulier. Ainsi, il est possible d’éviter de se sentir noyé dans le travail, ce qui pourrait conduire à un sentiment de découragement. Ces plages horaires sont à déterminer selon vos préférences: avez-vous plus de facilité à travailler tôt le matin ou à l’inverse tard le soir ? Privilégiez la fréquence plutôt que la quantité, pour éviter un sentiment de surmenage. Cette organisation de son temps de travail peut bien entendu évoluer, jusqu’à atteindre un rythme de croisière qui répond à vos besoins.

  1. Bannir les distractions

Ce conseil, qui peut sembler banal, revêt d’une grande importance. Certains éléments ne devraient de préférence pas vous accompagner durant votre session de révision. C’est le cas des classiques distractions telles que le téléphone portable, la télévision allumée ou encore les onglets ouverts sur votre ordinateur. Actuellement, il existe des logiciels permettant de bloquer les onglets souhaités pendant une certaine durée, ce qui peut permettre de se focaliser sur son travail. A titre d’exemple, le logiciel Self Control disponible sur Mac ou le logiciel Cold Turkey disponible sur Windows permettent de créer une liste noire de sites à bannir pendant une certaine durée. Cette liste ne peut être débloquée avant la fin du temps prédéfini. Ainsi, la navigation web poursuit l’unique objectif souhaité et permet une meilleure efficacité. Lors de la session de travail, s’accorder de courtes pauses régulièrement (toutes les 45 minutes par exemple) permet de conserver une attention haute et réduit les risques de procrastination.

En outre, un espace de travail entouré de personnes venant vous interrompre fréquemment pour diverses requêtes n’est pas idéal. Dans le cas où votre habitation n’est jamais vraiment calme, il peut être souhaitable de se rendre dans un autre environnement, comme une bibliothèque municipale ou universitaire. Quant à l’écoute de musique, si la musique avec paroles peut altérer la mémoire de travail, une étude des chercheurs en psychologie cognitive Nick Perham et Joanne Vizard réalisée en 2010 suggère que l’écoute d’une musique d’ambiance peut participer à améliorer certains processus cognitifs tels que la mémoire et l’attention.

  1. Jouer sur la luminosité

Multiples recherches se sont penchées sur la relation entre l’intensité lumineuse et les capacités cognitives. La chronobiologiste Mirjam Münch et son équipe ont démontré en 2012 que l’intensité lumineuse influence les performances cognitives et l’état d’éveil. L’étude s’est déroulée en plaçant deux groupes de volontaires dans deux situations différentes. Dans la première situation, les volontaires furent placés durant six heures dans une salle d’expérimentation bien éclairée (entre 1000 et 2000 lux), similaire à l’intensité de la lumière naturelle. Dans la seconde situation, la luminosité était d’intensité moindre (170 lux), intensité qui pourrait correspondre à une pièce sans fenêtre éclairée artificiellement. A l’issue de cette situation, les volontaires furent invités à répondre à des tests de mémoire durant deux heures. Les résultats sont intéressants: les individus exposés à la plus grande intensité lumineuse furent plus alertes et obtinrent de meilleurs résultats aux tests de mémoire. Cette étude souligne l’importance de penser à se placer dans un environnement exposé à la lumière naturelle, près d’une fenêtre par exemple.

  1. Penser à l’ergonomie de son poste de travail

Posséder un espace de travail n’est pas une garantie d’une séance de révision productive et efficace. Il est primordial de prendre un temps de préparation avant de se mettre à l’ouvrage pour vérifier que vous disposiez d’un poste de travail ergonomique. En effet, nombreuses sont les personnes souffrant de douleurs musculo-squelettiques après de longues heures passées assises à un bureau, les yeux rivés à un écran. Ces troubles peuvent généralement être évités en suivant certains conseils de base concernant l’adaptation des meubles et de l’écran à vos besoins. Un premier conseil est d’investir dans une chaise ajustable permettant de conserver une posture verticale de la colonne vertébrale et offrant un support pour le bas du dos. Quant à la posture assise, les pieds doivent être posés au sol et les cuisses parallèles au sol. Les bras sont supposés être positionnés le long du coude, avec un angle du coude d’approximativement 90 degrés, les épaules détendues. Si vous travaillez sur ordinateur, l’écran devrait être placé devant vous, le haut de l’écran à la hauteur des yeux et la tête droite. De plus, n’hésitez pas à faire varier les positions en vous levant à intervalles réguliers pour effectuer une activité debout. En outre, s’accorder des courtes pauses et regarder régulièrement au loin plutôt que son écran peut permettre de réduire la fatigue visuelle.

Pour aller plus loin…

Brochure de la SUVA, “Le travail à l’écran de visualisation. Informations importantes pour votre bien-être.”, 2003.
Can preference for background music mediate the irrelevant sound effect?, Nick Perham and Joanne Vizard, 2010.
Light and chronobiology: implications for health and disease, Münch & Bromundt, 2012.

 

Anaïs Burkhardt

Anaïs Burkhardt

Anaïs Burkhardt a été Responsable de projet chez BetterStudy entre 2017 et 2018. Elle est titulaire d'un Master en Formation des Adultes de l'Université de Genève (Unige) ainsi que d'un Bachelor en Sciences de l'éducation - Unige.