A la recherche du job idéal

Quel est l'emploi qui vous fait rêver? Est-ce celui qui vous permettra de vous réaliser?

Une réelle révolution se déclare au niveau de l’emploi, amorcée par les jeunes âgés entre 20 et 35 ans. Ces derniers cherchent des postes qui leur offrent plus de mobilité, de flexibilité et d’autonomie. Des exigences qui bouleversent les standards du monde professionnel. A qui profitera cette révolution?

Il devient de plus en plus fréquent que les gens délaissent leurs activités habituelles pour se lancer dans nouveaux défis comme le cas d’un trader qui décide de faire du woofing, des amis qui ouvrent une brasserie artisanale, une enseignante qui décide d’exercer à mi-temps pour se lancer dans la vente de bijoux en ligne. Une autre personne qui s’intéresse de plus en plus au coworking, etc. Il ne s’agit pas d’une épidémie contagieuse mais d’une métamorphose qui touche les salariés aspirant au changement.
Généralement la réussite professionnelle est mesurée par rapport aux possessions et aux revenus. Mais aussi par rapport au travail dans un bureau pendant des horaires fixes, allant de 9h à 18h et le fait d’évoluer dans une structure qui nous a vu grandir.
De tels facteurs n’attirent plus les Millénials à qui on n’a de cesse de répéter que leurs retraites ne sont pas assurées, qu’ils sont menacés de chômage et de burn-out et qu’il convient mieux de se diversifier.
Ces jeunes aspirent dorénavant à donner du sens à leur vie professionnelle et à ce qu’ils font. Ils cherchent plus de mobilité, de flexibilité et d’autonomie dans leurs activités.

Le sens de la vie

Les jeunes âgés de 20 à 35 ans désirent travailler pour vivre et non l’inverse. C’est toute une génération qui chamboule les standards de l’univers de travail pour instaurer une nouvelle vision du succès. Une initiative boostée par l’économie digitale, le concept du coworking, le financement participatif et par l’usage des nouvelles technologies. D’où la nécessité pour les employeurs de faire preuve de créativité en vue d’inspirer les nouvelles générations.
Lors d’une enquête lancée sur Facebook, de nombreux internautes ont évoqué l’appartenance à l’entreprise, le travail à temps partiel, le télétravail, les horaires flexibles et le congé sabbatique comme facteurs de motivation.


Ils refusent de devenir juste des gratte-papier, ils aspirent à une vie plus équilibrée leur permettant d’adopter les valeurs de la structure. Ils désirent aussi vivre leur passion tout en soulignant leur besoin du concret. Il faut dire que d’après une étude de Manpower, 42% des jeunes désirent travailler en tant qu’indépendant ou en cumulant plusieurs jobs.
Une aspiration confirmée par une autre enquête réalisée par HSBC et qui démontre que l’âge de l'entrepreneuriat est passé de 38 ans à celui de 23 ans chez la nouvelle génération.

Limiter les disparités

Même avec l’évolution de l’univers de travail, les modèles classiques sont encore présents. Pour certains secteurs comme l’informatique, le développement et le graphisme, ils sont très évolutifs et de ce fait ils vont perdurer alors que le secteur de l’industrie est beaucoup plus contrôlé et n’offre que peu de mutations.


La grande distribution a déjà adopté le temps partiel depuis plusieurs années au regard du système de Tournus. De ce fait la moyenne de l’ancienneté des employés de Migros se situe aux alentours de 10 ans avec un taux de fluctuation de 10,3%.
Ceci dit, les salariés âgés représentent un vrai dilemme et pour les aider dans le processus de départ, l’enseigne a mis en place un concept de carrière en arc. L’entreprise investit plus dans les jeunes en assurant la formation des apprentis, d’ailleurs en 2015, le nombre des jeunes a atteint les 3'700 personnes.

L’accomplissement personnel

Avec l’avènement de cette révolution on peut se demander à qui elle sera profitable. Marc Perrenoud, enseignant à l’université de Lausanne, déclare que seule une tranche minime des jeunes profitera de cette mutation. C’est compréhensible au regard des disparités dans les qualifications et la difficulté de vivre avec du temps partiel.
Avec les nouvelles générations on peut assister à la disparition des frontières entre vie privée et professionnelle, de même qu’à l’aplatissement de la hiérarchie. Chose qui va favoriser des mutations dans les modes d’organisation, qui paraissent favorables à première vue, mais qui vont générer un univers professionnel plus dur et plus concurrentiel.
De nos jours, la réussite est intimement liée à la réalisation de soi. De plus en plus de personnes favorisent la satisfaction au travail et l’accomplissement personnel sur toute autre considération.  La reconnaissance est également fortement exigée par les employés.
Mais il est évident qu’il est toujours difficile de dénicher un emploi qui correspond exactement aux exigences et aux aspirations du salarié. D’un autre côté, on observe de plus en plus que la progression à l’ancienneté n’est plus d’actualité, car il s’avère qu’investir ses efforts dans la durée n’est plus opportun.

Quelques témoignages

-Cas 1 : Isaline Mülhauser, 31 ans, Lausanne – Une entreprise totalement autogérée

Isaline était spécialiste en communication dans une entreprise suisse, elle disposait de tous les avantages financiers liés à son poste et pourtant elle trouvait qu’il était difficile d’évoluer dans une structure aussi rigide, alors elle a tout laissé tomber. Elle a rejoint une entreprise de développement web totalement autogérée, elle travaille à 80% dans cette structure, toujours dans le domaine de la communication.


Mais son poste ne requiert aucun cahier des charges, elle dispose d’horaires très flexibles en plus d’une journée à domicile. Il n’y a pas de chef mais des mini-groupes qui prennent les décisions de façon collective. Pas de pression, le travail est partagé et elle dispose de plus de temps pour faire du sport, rencontrer sa famille et ses amis et profiter de sa vie. Même la baisse de ses revenus n’a pas gâché son plaisir.

-Cas 2 : Jean-François Boillod, 31 ans, Zurich- Engagement personnel

Pour Jean-François, l’expérience qu’il a eue dans les établissements bancaires et les compagnies d’assurance où il a travaillé auparavant était très différente de son activité actuelle.
Le jeune homme est titulaire d’un diplôme d’employé de commerce qui ne lui permettait que de s’occuper de tâches subalternes et sans réelle valeur ajoutée. Les choses ont changé depuis qu’il a rejoint il y a 4 ans une petite entreprise de consulting qui opère principalement dans le domaine de la fiscalité bancaire. Pour Jean-François le changement est total car son nouveau poste requiert un fort engagement personnel mais lui rapporte la reconnaissance de ses supérieurs hiérarchiques.


Pour cet employé, un tel poste lui a permis de gérer des projets complets, pour ne plus être considéré comme un simple maillon dans une chaîne. La nouvelle structure fonctionne avec une hiérarchie réduite et mise sur la confiance entre les employés et l’entreprise. Le jeune homme compte se lancer en indépendant dans l’avenir alors cette nouvelle position est un champ d’expérimentation pour mieux gérer les imprévus. Il juge que cette opportunité lui a permis de gagner à tous les niveaux y compris financièrement parlant.

-Cas 3 : Teresa Fini, 26 ans, Genève - Indépendance et créativité

Teresa a fait des études en gestion d’entreprise pour décrocher par la suite un Master en innovation. Elle rebute à travailler dans un cadre professionnel traditionnel. Au cours de ses études elle disposait d’assez de temps libre et elle n’arrive plus à s’imaginer cloîtrée dans un bureau avec des horaires fixes. Ce type de travail ne l’attire pas à cause des tâches répétitives démotivantes et ne la pousse pas à s’investir pleinement dans son travail.

Elle préfère les positions où elle peut bouger et débrider sa créativité.
La jeune femme s’est lancée depuis 3 ans dans un projet qui lui parle. Elle crée des vêtements vintage qu’elle vend en ligne ainsi qu’à travers les pop-up events. Elle collabore avec des photographes et des graphistes mais sans avoir à subir la hiérarchie ou à recevoir des ordres d’autrui. Un tel projet lui offre la possibilité d’exprimer sa créativité en développant des concepts innovants.


Elle dispose d’un réseau de clients qui ne se contentent pas de faire des achats mais qui préfèrent manger, danser et s’amuser tout en développant leurs contacts. Teresa souhaite rester dans l'entrepreneuriat, elle ne craint pas le travail et elle est prête à faire plusieurs activités professionnelles tout en développant son affaire. Pour elle la quantité de travail peut être très importante, mais le sentiment d’accomplissement compense largement cette peine.

Recherchez votre futur emploi durant votre formation ou à l'obtention de votre diplôme, et mettez toutes les chances de votre côté en augmentant votre visibilité en ligne. Pour maximiser vos chances de trouver le job de vos rêves, BetterStudy vous propose une formation de Techniques de Recherche d'Emploi et une formation sur LinkedIn en collaboration avec Akwire.

Découvrez-les dès maintenant :

Découvrir  la formation

Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.