L’indéniable besoin d’innover

L’innovation est le maître mot de l’économie mondiale de nos jours, elle rend la concurrence rude et la durée de vie des produits de plus en plus courte. Pour survivre, il devient impératif d’innover, autrement on serait condamner à disparaître.

Il ne s’agit pas d’une simple tendance mais d’un must, car les entreprises qui veulent préserver une position concurrentielle sur le marché n’ont d’autre choix que d’être innovantes. L’innovation booste la productivité, améliore la qualité et permet de développer de nouvelles compétences au lieu de se reposer sur ses acquis. Et c’est le développement de compétences clés qui permet aux structures d’avoir un avantage concurrentiel s’inscrivant dans la durabilité.

La plupart des grosses entreprises américaines cotées au NASDAQ, à l’instar de Google, Amazon ou Apple, optent pour l’innovation non seulement au niveau des technologies mais aussi au niveau de leurs stratégies et l’organisation de leurs structures.

Globalement, il est possible de classer les motivations expliquant le besoin en innovation en trois catégories, à savoir : être indispensable, minimiser les coûts et réduire l’incertitude.

Le manque d’innovation est plus dangereux que l’innovation proprement dite

De nos jours, pour survivre, les entreprises n’ont d’autres options que d’innover, à court terme les conséquences peuvent être nuisibles mais sur le long terme, le manque d’innovation peut être fatal. Pour les entreprises issues des pays développés, elles doivent faire face à une rude concurrence entre elles, en plus de celles provenant des pays émergents. Ces dernières sont souvent dotées d’avantages concurrentiels indéniables. Et pour les entreprises des pays développés, leur principal atout reste l’innovation.

Le Ministère de la recherche en France a révélé que les entreprises du pays ont pris conscience de cet état des choses, ce qui se confirme par le nombre de déclarations en CIR qui sont en croissance constante. De même que les fonds alloués à la recherche et développement qui sont de plus en plus importants. Reste que, ce n’est pas le budget engagé qui importe mais la qualité de l’investissement.

D’après une étude publiée par Booz & Company’s, allouer plus de ressources financières à la recherche et développement n’est pas synonyme d’obtention de résultats satisfaisants. Car il faut que les montants investis soient accompagnés d’une stratégie bien établie et d'une culture d’entreprise qui adopte l’innovation en tant que partie intégrante de la politique globale de la structure et son organisation. En tout cas les entreprises françaises sont fortement impliquées dans l’innovation, en tant que pilier de leur survie et leur développement. L’innovation est une action anticipative ! Celui qui innove aujourd’hui sera leader sur le marché de demain. Ceux qui se trouvent en tête ne sont pas nécessairement des entreprises très anciennes mais certainement les plus innovantes. D’ailleurs le top 10 des plus importantes entreprises américaines a une durée de vie de moins de vingt ans.

Ne pas innover dans un contexte hautement évolutif est très risqué. Et là il suffit de prendre l’exemple de Moulinex qui, il y a une trentaine d’années, a dominé le marché de l’électroménager en France. Malheureusement en 2001, l’entreprise déclare sa faillite et perd sa position de leader historique au profit de l’outsider Tefal qui a su adopter une organisation managériale innovante lui permettant d’absorber Moulinex.

Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.