Quels sont les concepts clés à connaître en économie?

Découvrez quels sont les concepts clés à connaître en économie en lisant notre article, écrit par le Professeur Moez Ouni.

Concepts importants

1. Notion de marché

Il s’agit de l’ensemble des contacts entre acheteurs et vendeurs qui s’établissent pour déterminer les prix et les quantités de biens et de services à échanger. D'après cette définition, nous pouvons dire que le marché peut être un lieu de rencontre physique (exemple : la bourse) ou virtuel (exemple : marché de voitures). Un marché peut être centralisé, comme la bourse, ou décentralisé, comme le marché du travail. Les interactions entre vendeurs et acheteurs ne se font pas souvent directement, mais à travers des intermédiaires (détaillants, concessionnaires, agents, courtiers, représentants, ...).

Le marché est un lieu de rencontre entre les offreurs et les demandeurs de biens et services. Il peut être un lieu physique ou virtuel (bourses en ligne).

2. Biens et services et besoins

Les biens économiques sont des moyens permettant de satisfaire des besoins. Les besoins sont une sensation de manque à satisfaire. On distingue entre :

  • Les besoins physiologiques (primaires ou naturels) : manger, boire, dormir, ...
  • Les besoins sociaux ou culturels : besoin de se déplacer, de communiquer, de lire, ...
  • Les besoins de prestige : pour s’affirmer (avoir le portable le plus récent, la voiture dernier cri, ...).

Les biens sont relativement rares comparés aux besoins qui sont illimités. Pour classer les biens, les économistes distinguent entre biens libres (en abondance, quoi que !) comme l’air, le vent, le soleil, la mer, et les biens économiques qui sont issus de la production. Ceux-ci sont par nature rares.

Nous les classons dans deux catégories :

  • Les biens libres : ce sont les biens en abondance dans la nature et qui n’ont pas de marché et pas de prix (exemple : le vent, le soleil, l’eau de mer, ...)
  • Les biens économiques dont on parle en sciences économiques. Ils se subdivisent en deux types : biens matériels (tangibles) et immatériels (intangibles).

Structure et catégories de biens et services économiques (Adapté de Thommen, 2011)

Dans la catégorie des biens matériels, nous trouvons :

  • Les biens de consommation : ils sont utilisés par les consommateurs finaux et satisfont directement les besoins ou sont utilisés dans la préparation d’un bien de consommation finale (un œuf pour faire un gâteau).
  • Les biens de production : on a des facteurs potentiels (les biens d'équipement ou d'investissement, comme les machines, les outils, les bâtiments, ...) et des facteurs répétitifs (dont l’acquisition se répète constamment, comme les matières premières, les matières auxiliaires - celles qui entrent dans la production d’autres biens mais ne représentent pas une part importante, comme la colle pour le mobilier - et les produits d’entretien et de fonctionnement qui servent simplement à la fabrication des biens et ne font pas une partie intégrée, comme l’énergie, ...) qui entrent dans le processus de production pour obtenir d'autres biens.

Dans la catégorie des biens immatériels, qui contrairement aux biens matériels n’ont pas de substance tangible, nous trouvons :

  • Les services : ils sont une production caractérisée par la consommation au moment de la production (exemple : auscultation chez un médecin, la formation, ...) et impossibilité de stockage.
  • Les droits (exemple : les licences, les brevets, ...).

Les êtres humains ont des besoins illimités car ceux-ci se renouvellent et se diversifient sans cesse. Par la propriété et la consommation, les êtres humains satisfont ces besoins. Ces derniers sont caractérisés par la multiplicité, la satiabilité (la saturation) et l’interdépendance (besoin de voiture et besoin de carburant).

Un bien peut être matériel ou immatériel. Une voiture, un stylo, une pizza sont des biens matériels (tangibles), une licence de marque, un brevet et un fonds de commerce, sont des biens immatériels (intangibles). Un service est un bien intangible et se consomme au moment même où il est offert (consultation chez le médecin). Donc, il ne peut pas être stocké. Les biens et services peuvent être marchands ou non marchands (ont un marché où ils s’échangent).

3. La comptabilité nationale (ou comptes nationaux) (OFS, définition officielle)

Les comptes nationaux (CN) sont une statistique économique de synthèse. Ils représentent dans un cadre comptable cohérent les relations macro-économiques entre les agents et les secteurs économiques d'un pays au cours d'une période donnée et ont ainsi pour objectif de refléter le mieux possible la réalité économique. Ils constituent la principale base pour les analyses de la croissance et de la productivité. Ces données permettent non seulement de construire des modèles de prévision économique, mais aussi de vérifier empiriquement les théories économiques. Le principal agrégat des comptes nationaux est le Produit intérieur brut (PIB). Ce dernier équivaut soit à la somme des valeurs ajoutées, soit à la somme des dépenses. Le PIB repose sur le concept intérieur, ce qui signifie qu'il se rapporte aux opérations économiques réalisées sur le territoire économique national, que l'agent soit résident ou non.

Les comptes nationaux relèvent les grandeurs suivantes : le produit intérieur brut, le revenu national brut, les dépenses de consommation finale individuelle et collective, la consommation de capital, l’épargne, la formation brute de capital fixe, les importations et exportations de biens et services, la production, le revenu disponible, etc.

 

4. Les agents économiques

Les économistes considèrent que les opérations économiques sont réalisées par des agents économiques. Officiellement, la comptabilité nationale parle d’« unités institutionnelles».

Définition officielle du Système européen des comptes (SEC 1995).

« L'unité institutionnelle est un centre élémentaire de décision économique caractérisé par une unicité de comportement et une autonomie de décision dans l'exercice de sa fonction principale. Une unité résidente est dite institutionnelle dès lors qu'elle jouit de l'autonomie de décision dans l'exercice de sa fonction principale et qu'elle dispose d'une comptabilité complète ou serait en mesure d'en établir une pertinente des points de vue économique et juridique si cela lui était imposé ».

 

Ils sont au nombre de six : les ménages (y compris les entrepreneurs individuels), les institutions à but non lucratif au service des ménages (ISBLSM), les sociétés financières (institutions financières, banque centrale, sociétés d'assurance, etc.), les sociétés non financières (entreprises et industries), les administrations publiques (État, administrations locales, de sécurité sociale, etc.) et le « Reste du monde » (l’étranger). Nous présentons ces unités dans la suite.

a. Les ménages

Groupe de personnes vivant généralement ensemble, c'est-à-dire partageant le même logement. On fait la distinction entre les ménages privés et les ménages collectifs (homes, hôpitaux, prisons, internats, etc.). Les ménages privés se divisent en ménages d'une personne et en ménages de plusieurs personnes. Les ménages de plusieurs personnes se subdivisent en ménages familiaux et en ménages non familiaux. Un ménage familial est un ménage privé comprenant au moins un noyau familial. Par noyau familial, on entend soit le chef de famille et son conjoint, soit le chef de famille sans conjoint mais avec au moins un enfant ou avec son père et/ou sa mère. Parmi les ménages constitués d'un couple, on fait la distinction entre les couples mariés et les couples consensuels, qui vivent une relation analogue à celle des premiers, mais sans être mariés.

Les ménages sont des unités de consommation. Ils offrent des facteurs de production à l’économie. Le revenu des ménages provient des sources suivantes :

  • Le revenu du travail salarié,
  • Le revenu de l’activité indépendante (exemple : professions libérales, commerce de détail, divers types d’entreprises, ...),
  • Le revenu de la propriété (exemple : location de biens immobiliers, obligations, ...),
  • Les transferts de l’Etat et des collectivités locales (exemple : subventions versées aux entreprises, bourses d’études, aide sociale, assurance chômage, ...).

b. Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM)

Ensemble des unités privées dotées de la personnalité juridique qui produisent des biens et services non marchands au profit des ménages.

Leurs ressources principales proviennent de contributions volontaires en espèces ou en nature effectuées par les ménages en leur qualité de consommateurs, de versements provenant des administrations publiques, ainsi que de revenus de la propriété.

 

c. Les sociétés non financières

Dans cette unité institutionnelle nous trouvons toutes les entreprises produisant des biens et des services marchands à l’exclusion des entreprises individuelles dont la personnalité juridique n’est pas distincte de celle du propriétaire. Les entreprises sont traditionnellement classées en fonction de leur activité principale, c’est-à-dire de leur secteur d’activité : elles ne peuvent appartenir qu’à un seul secteur, mais peuvent appartenir à plusieurs branches d’activité.

La fonction principale de l’entreprise est donc la production des richesses (biens et services). Le but principal d’une entreprise est de faire du profit. L’entreprise combine des facteurs de production dans un processus de production pour aboutir à un bien fini ou semi-fini entrant dans la fabrication d’autres biens. Pour résumer, l’entreprise peut produire :

  • Des biens et services de consommation.
  • Des biens et services d’investissement (d’équipement ou de production).
  • Des biens et services intermédiaires.

La notion de facteurs de production

L’entreprise combine un certain nombre d'éléments appelés facteurs de production pour produire des biens et services. Les économistes parlent, en général, de trois facteurs :

  • La terre : désigne ce qu’offre la terre comme ressources pour la production des biens et services (exemple, les ressources naturelles, les ressources énergétiques, l’air).
  • Le capital : il s’agit des biens d’équipement (machines, outils, bâtiments, véhicules, ...). Il ne s’agit en aucun cas du capital financier (argent). Ce dernier est appelé capital financier, mais il n’est pas un facteur de production tant qu’il ne se transforme pas en capital physique.
  • Le travail : il s’agit de la force de travail mesurée par personne, par heures, etc. offerte pour la production des biens et services. Le travail inclut le travail physique et intellectuel.

Cependant, on peut rajouter d’autres éléments qui sont aussi considérés dans une approche plus vaste comme des facteurs de production, exemple : la recherche et développement, le savoir-faire, les compétences, l’entrepreneuriat, etc.

Schématiquement, le processus de production se présente comme suit :

 

Facteurs de production : ressources qui servent à produire des biens et services. On trouve la terre, le travail, le capital physique.

d. Les sociétés financières

Les institutions financières jouent le rôle d’intermédiaire entre les agents à capacité et les agents à besoin de financement et tentent de concilier leurs souhaits. Nous trouvons dans cette catégorie les unités dont la fonction principale est l’intermédiation financière (c’est-à-dire la collecte, la transformation et la répartition des moyens de financement), ou de gérer ces moyens de financement.

Les institutions financières regroupent les établissements de crédit et assimilés (Banque nationale suisse, les banques, les caisses d’épargne, sociétés de bourse), les organismes de placements collectifs en valeurs mobilières et les fonds de placement.

Toute opération financière repose sur un contrat, qui fonde et règle les échanges de paiements intervenant à des dates différentes entre deux ou plusieurs parties : le bailleur de fonds fournit aujourd’hui à l’emprunteur une prestation en argent ou en nature, contre la promesse d’une contre-prestation future. Cet échange librement consenti présente des avantages de part et d’autre : l’emprunteur peut ainsi effectuer des dépenses ou des investissements qu’il n’aurait pas pu faire autrement, ou qu’il aurait dû reporter ; pour bénéficier de cet avantage, il est prêt à verser des intérêts sur le capital emprunté. Quant au bailleur de fonds, les intérêts perçus le dédommagent du fait qu’il ne pourra pas utiliser immédiatement ses fonds (Système bancaire suisse, Bankingtoday.ch).

Le secteur financier suisse est aussi très important en comparaison internationale. Sa contribution à la création de la valeur ajoutée globale est deux à trois fois plus élevée que dans les autres pays européens, à l’exception du Luxembourg. Le secteur bancaire joue un rôle prépondérant dans le système financier et dans les affaires économiques d’un pays.

e. Les administrations publiques

Le secteur des administrations publiques comprend toutes les unités institutionnelles qui sont des autres producteurs non marchands dont la production est destinée à la consommation individuelle et collective et dont la majeure partie des ressources provient de contributions obligatoires versées par des unités appartenant aux autres secteurs et/ou toutes les unités institutionnelles dont l'activité principale consiste à effectuer des opérations de redistribution du revenu et de la richesse nationale.

Cette unité institutionnelle est subdivisée en 3 sous-secteurs :

  • L’Administration centrale est formée de l’Etat et des administrations centrales (par exemple, les ministères) ;
  • Les Administrations locales regroupent les collectivités locales (cantons, régions, départements, communes) ;
  • Les Administrations de Sécurité Sociale (ASS) rassemblent toutes les unités qui distribuent des prestations sociales à partir de cotisations obligatoires.

f. Le Reste du monde

Le reste du monde est un ensemble d'unités qui ne sont pas caractérisées par une fonction et des ressources principales ; il regroupe les unités non résidentes dans la mesure où elles effectuent des opérations avec des unités institutionnelles résidentes ou ont d'autres relations économiques avec des unités résidentes. Les comptes de ce secteur fournissent une vue d'ensemble des relations économiques qui lient l'économie du pays au reste du monde. Nous pouvons résumer les flux économiques échangés entre une économie et le reste du monde par ces trois flux :

  • Flux commerciaux : ils sont matérialisés par les importations et les exportations de biens et services entre pays.
  • Flux de revenus : ce sont les rémunérations des facteurs de production importés et exportés entre les pays.
  • Flux financiers : ce sont les flux issus des importations et exportations de capitaux entre pays.

Remarques : en Suisse

  • Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) sont assimilées aux ménages par manque de données (les ménages produisent donc une valeur ajoutée).
  • Les assurances sociales considérées indépendantes de l’administration publique forment un secteur à part !

En Suisse, l’OFS (Office fédéral de la statistique) publie périodiquement des statistiques relatives aux agents économiques (unités institutionnelles), dont voici les derniers chiffres :

 

Tableau 1. Produit Intérieur brut selon son affectation (En millions de francs, à prix courants)

* Y compris erreur statistique

** Suite à la révision 2014, tout l’or non monétaire fait partie de la balance commerciale. Ce changement est neutre du point du vue du PIB.

Source : OFS, 2018.

Remarque : Lorsqu’on parle des relations économiques avec l’extérieur, nous devons nous rappeler que ces échanges se font à travers des monnaies différentes à part dans les zones monétaires (par exemple la zone Euro). Lorsque la Suisse exporte des biens et services dans la zone euro, les échanges se font soit en euro soit en franc suisse. Cependant, les échanges avec des pays dont la monnaie n’est pas convertible se font par exemple en dollars américains. Un concept important régit ces relations : le taux de change. Le change ou le taux de change est la valeur d’une monnaie dans une autre, par exemple, le franc suisse par rapport à l’euro ou le franc suisse par rapport au dollar américain. Il y a deux manières de cotation (façons de considérer le taux de change) :

  • Cotation au certain (utilisée surtout en Grande-Bretagne) : c’est la valeur d’une monnaie nationale en monnaie étrangère. Par exemple, avec 1 franc suisse on achète 0.89 euro.
  • Cotation à l’incertain (utilisée dans la plupart des pays) : c’est la valeur d’une monnaie étrangère en monnaie nationale. Par exemple, avec 1 euro on achète 1.20 franc suisse.

On parle aussi d’un marché de change. Sur ce marché s’échangent différentes monnaies. Les taux (prix) s’établissent à travers le mécanisme de l’offre et la demande de monnaies.

5. Les secteurs économiques

Les économistes subdivisent les activités économiques en secteurs économiques. Traditionnellement, nous trouvons trois secteurs: secteur primaire (agriculture), secteur secondaire (industries) et secteur tertiaire (services).

  1. Secteur primaire (agriculture) : il regroupe la production de produits végétaux et animaux, la culture et l’élevage associés, et les services annexes/aménagement des paysages, la sylviculture, la pêche, etc.
  2. Secteur secondaire (industrie) : il comprend l’industrie alimentaire, l’industrie textile, l’industrie de l’habillement, l’industrie du bois, l’industrie du papier et du carton, l’industrie chimique et pharmaceutique, l’industrie des matières plastiques, la métallurgie, l’industrie des machines, l’électrotechnique, l’énergie, l’électronique, la construction, etc.
  3. Secteur tertiaire (services) : il s’agit des banques et services financiers, des assurances, de l’hôtellerie et la restauration, l’information et la communication, le commerce, les transports, l’immobilier, la santé, l’administration publique, les autres services.

Pour évaluer le poids et la contribution de chaque secteur dans l’activité économique, les économistes comptabilisent la part de la main d’œuvre occupée ou la part de la valeur ajoutée de chacun des secteurs.

Le tableau 2 est une statistique de l’OFS à propos de la contribution des différents secteurs d’activités dans la population active de la Suisse durant la période 2012-2017.

 

Tableau 2. Personnes actives occupées par secteur (Moyennes annuelles, concept intérieur, en milliers)

Source : OFS, 2018.

 

Le tableau 3 présente l’apport en production des secteurs d’activités dans la production totale de l’économie suisse entre 2015 et 2017.

 

Tableau 3. Compte de production par secteurs économiques (A prix courants, en millions de francs)

Source : OFS, 2018.

 

Remarques:

  • La somme des valeurs ajoutées après ajustement correspond au PIB (produit intérieur brut) aux prix du marché.
  • p = provisoire
6. L’efficience

On parle d’efficacité d’une économie quand celle-ci ne peut accroître la production d’un bien sans réduire celle d’un autre ; ou bien augmenter le bien-être d’un individu sans réduire celui d’un autre. Les sources d’inefficacité sont par exemple : la concurrence imparfaite (exemple : le monopole), les externalités (exemple : la pollution), les biens collectifs (publics) qui n’ont pas démarche.

7. Coût d’opportunité

On est amené tout le temps à faire des choix et à prendre des décisions. Les ressources étant rares, on prend des décisions sur des choix la plupart du temps qui sont alternatifs. Quand on décide de faire du tennis (devenir professionnel) ou entreprendre des études universitaires, on doit considérer combien la décision à prendre coûtera en termes de possibilités abandonnées. Le coût réel d’une chose est son coût d’opportunité. C’est la valeur du bien ou de service auquel on a renoncé. Pour bien assimiler cette notion de coût d’opportunité (ou coût de renonciation), nous présentons quelques exemples :

  • Le coût de participer au cours d’outils économiques de base consiste en ce à quoi vous devez renoncer pour être présent.
  • Aller au cinéma ? travailler (synonyme d’un revenu) ? Aller au stade pour regarder un match de l’équipe nationale ? etc. A chaque décision prise correspond un coût d’opportunité (la valeur du choix délaissé).
8. Le cycle conjoncturel

L’observation des faits économiques tout au long de l’histoire montre que les économies passent par des phases successives de baisse d’activités (basse conjoncture) et de hausse d’activités (haute conjoncture). Les économistes appellent ce phénomène de succession de phases : le cycle conjoncturel ou le cycle économique. Ces fluctuations dans les activités se produisent dans tous les domaines de l’économie et se traduisent par des variations plus ou moins importantes dans la production, les prix, les revenus et l’emploi. Il y a plusieurs types de cycles. Il y a des cycles longs, courts et moyens. En moyenne un cycle dure entre 8 et 10 ans. Il peut être représenté par l’évolution de la production réelle (PIB réel). Ce cycle peut être décomposé en plusieurs phases comme le montre le graphique suivant :

  1. Phase d’expansion : ou appelée aussi période de haute conjoncture qui se traduit par une hausse de la production, des revenus, des emplois et à partir d’un certain seuil de l’activité, il y a un risque de hausse des prix (tendances inflationnistes) ;
  2. Phase de surchauffe (Pic) : à ce moment l’économie tourne à plein régime. Le risque inflationniste est réel. Le pic indique un retournement de situation, donc une entrée dans une phase de récession.
  3. Phase de récession (phase descendante du cycle) : appelée aussi période de basse conjoncture qui se manifeste par une baisse de la production et une hausse du chômage étant donnée la rigidité à la baisse des salaires et des prix (difficulté pour que les salaires et les prix baissent).
  4. Phase de dépression (Creux) : cette phase est la plus délicate pour une économie. Elle se caractérise généralement par un chômage assez élevé. Néanmoins, elle repère un point de retournement du cycle. Après cette phase, une reprise peut avoir lieu.

Les mouvements de hausse et de baisse des agrégats macroéconomiques, des prix, des revenus, des taux d’intérêt forment le cycle conjoncturel qui caractérise toutes les économies de marché.

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Prof. Dr. Moez Ouni

Prof. Dr. Moez Ouni

Diplômé en informatique de gestion de l’Université de Tunis en 1987, Moez Ouni poursuit ses études avec une Licence ès sciences économiques, option économie politique à l’Université de Neuchâtel en Suisse en 1998. Il complète son cursus avec un Master en économie et finance de l’Université de Genève en 2000. Moez Ouni a été chargé de cours d’économie politique à la Formation universitaire à distance (FUAD). Aujourd’hui, il enseigne l’économie et la gestion d’entreprise dans les hautes écoles spécialisées, tout en étant consultant et collaborateur scientifique à Eco’Diagnostic et l’Université de Neuchâtel. Il a développé ses compétences et s’est spécialisé dans les domaines de l’application de méthodes quantitatives en socio-économie, l’interaction entre l’économie et la sphère financière, et les études d’impact socio-économique. Il maîtrise l’anglais et l’arabe. Doctorat ès sciences économiques de l’Université de Neuchâtel en 2011