Quand prendre ses bénéfices… ou couper ses pertes ?

Un investisseur doit bien choisir le moment de prendre ses bénéfices ou de couper ses pertes. Il s'agit en fait de décider quand faut-il vendre ses actions. Il faut dire qu’il a plus de difficulté à décider de la vente que de l'achat des titres.

L'effet psychologique est bien présent et de nombreux investisseurs ressentent un certain attachement quant aux actions composant leurs portefeuilles. Dès lors, il devient beaucoup plus difficile de les céder, car elles représentent, en quelque sorte, leur savoir-faire et leur flair de boursier, c’est pourquoi il est beaucoup plus difficile de s’en débarrasser. En cas de perte il y a une réticence de la part des investisseurs à vendre à perte étant donné que c'est une reconnaissance d'erreur au moment de choisir l'action qui perd de valeur par la suite.

D'habitude les investisseurs cherchent à préserver les titres dans l'attente d'une éventuelle hausse pour atteindre le prix de revient avant de passer un ordre de vente. Certains en tendance à faire une moyenne à la baisse, décidant le rachat d'actions à un cours inférieur en vue de baisser le prix d'achat moyen. Cette démarche a pour objectif d'augmenter leurs chances de ne pas vendre à perte.

En fait la question cruciale est de savoir si on est prêt à acheter maintenant une action dont on ne dispose pas dans son portefeuille. Le passé ne compte pas, car il faut se focaliser sur l'avenir et le potentiel de valorisation future. Dans le cas où la réponse à cette question est positive l'investisseur peut alors garder ses titres, mais dans le cas contraire il aura intérêt à les vendre. Il ne s'agit donc aucunement de fixer un pourcentage pour la vente.

Néanmoins, il est primordial de fixer quelques repères en commençant par définir un objectif de cours qui une fois atteint, on peut décider de l'augmenter en fonction du contexte et des perspectives du marché et de l'entreprise. C'est aussi un facteur à prendre en compte avant de passer un ordre de vente. Lorsqu'un titre est trop valorisé, il peut peser lourd dans un portefeuille et le déséquilibrer.

L'investisseur peut considérer qu’une fois une valorisation de 30 % est atteinte, il peut récupérer une partie de ses bénéfices, en cédant une part de sa position dans le but de ramener la ligne à son niveau initial. En cas de chute du cours pour franchir la barre de 30 %, la cote d'alerte est atteinte. Dans ce cas la décision de vente d’une position à perte peut être difficile, mais tout de même raisonnable.

Il est recommandé de ne pas développer un rapport affectif avec les titres de son portefeuille. Il ne faut pas hésiter à couper une perte, lorsqu’un titre enregistre une forte baisse. Il vaut mieux penser à l'action qui va permettre de gagner de l'argent pour remplacer la position perdante.

Éviter les pertes qui affectent le niveau de vie

Il faut toujours garder à l'esprit qu’investir en bourse constitue un placement de long terme, dont la durée minimale est de 5 ans. Jusque-là les actions françaises sont profitables sur le long terme avec une moyenne annuelle de 5,1 % et ce depuis 60 ans déjà. Toutefois la place boursière est marquée par une forte volatilité, enregistrant des hauts et des bas spectaculaires.

Au regard de ces données, il n’est guère imaginable de placer de l'argent en bourse, alors qu’on peut en avoir besoin. Un investisseur qui place son argent pour être obligé de le récupérer au bout d'une année, amputé de près de 50% se trouve certainement dans une situation dramatique.

On ne peut risquer une épargne de précaution dans un investissement en actions, car il serait difficile d’endurer des pertes susceptibles d’impacter son niveau de vie de manière conséquente. Par ailleurs l'adoption de règles de gestion saines, limite considérablement les risques suite à la détérioration des marchés. Pour commencer il faut penser à la diversification de son portefeuille, de même qu’il convient de composer les deux tiers de ce dernier de titres solides, alors que le reliquat peut être investi dans des actions spéculatives. Il est primordial aussi de savoir prendre ses bénéfices et ses pertes à temps et d’accorder une part importante aux liquidités quand les marchés sont incertains.

Le risque est omniprésent dans un investissement bourse, n'empêche que ce dernier se révèle très rentable. Les à-coups de court terme sont lissés avec le temps, dès lors il faut penser à commencer le plus tôt possible.

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Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.