Sursaut helvétique en matière de compétitivité numérique

Le nouveau ranking de l’International Institute for Management Development (IMD), évaluant le développement numérique des différents pays, a placé la Suisse en 5ème position après avoir occupé la 8ème place lors du dernier classement. Malgré un tel avancement, certaines lacunes restent à dépasser dans le domaine de la formation et de l’e-administration.

C’est la première fois que l’Etat Helvétique fait partie du top 5 en matière de compétitivité numérique. Ce classement de l’an 2018 a été révélé à Lausanne et a été marqué par le passage de la 8ème place à la 5ème pour la Suisse qui se positionne derrière les Etats-Unis, Singapour, la Suède et le Danemark.

L’IMD World Digital Competitiveness Ranking a vu le jour en 2017 pour évaluer les avancées technologiques des différents pays et leur capacité à intégrer le digital dans les domaines variés de la politique, l’économie et le sociétal. Le classement est basé sur 50 indicateurs dispatchés sur trois catégories principales à savoir la technologie, les connaissances et la préparation à l’avenir.

Le ranking a été révélé par l’institut lausannois à l’occasion du sommet sur la compétitivité numérique qui est organisé avec la collaboration de l’institut DigitalSwitzerland dont l’objectif est de faire de la Suisse un hub international du digital. D’ailleurs l’avancement dans le classement de la compétitivité sert les objectifs de la confédération dans le domaine du numérique.

L’Etat Helvétique compte renforcer son succès dans ce secteur qui sera l’un des piliers de l’économie nationale comme le confirme Nicolas Bürer, directeur de DigitalSwitzerland, qui estime que si la Suisse n’arrive pas à gagner ce pari et s’imposer en tant que plateforme incontournable dans le domaine digital, elle ne serait plus apte à produire des biens et services dans ce nouvel univers. Chose qui va impacter négativement l’économie du pays à travers une hausse du chômage, un manque de productivité doublé d’une grande dépendance.

D’après l’IMD, les réalisations de la Suisse en matière de numérique et son développement dans ce domaine, trouvent leur essence dans l’aptitude des entreprises et de la société à évaluer tout le potentiel de la technologie. En effet le pays enregistre d’importantes avancées en matière de commerce en ligne, de même que le paiement mobile et la mise en place de modèles commerciaux très avancés par les différentes structures. L’un des indicateurs qui attestent de ce développement est le facteur de préparation de l’avenir, où l’Etat helvétique est passé de la 13ème à la 10ème place en une année seulement.

Il est temps de combler les lacunes…

Si de nombreux éléments sont favorables à l’avancement digital en Suisse, il reste des lacunes à combler notamment en matière de formation et d’administration électronique. Le pays a régressé dans la catégorie « technologie » pour occuper la 9ème position après la 8ème gagnée l’an passé. Il va de même dans les « connaissances » où la Suisse a perdu 2 places en reculant de la 4ème à la 6ème position. Un retard notable a été enregistré dans le domaine de l’apprentissage obligatoire qui rencontre des difficultés à initier les jeunes, notamment les enfants et les adolescents, au digital.

Nicolas Bürer souligne que dans les écoles primaires et secondaires, les technologies ne sont pas considérées comme matières prioritaires à enseigner aux enfants à l’instar d’autres cours comme la chimie ou les mathématiques. La principale difficulté rencontrée ici est que tout système éducatif nécessite entre 15 à 20 ans pour changer, or les nouvelles technologies enregistrent des avancées énormes au quotidien.

C’est la raison qui a poussé DigitalSwitzerland à mettre en place des formations au digital, destinées principalement aux enfants et adolescents à l’instar du projet Nextgeneration. En parallèle une autre initiative portant cette fois sur la formation continue a été instaurée pour accompagner les actifs cette fois-ci, car il n’est plus possible de décrocher un diplôme et de s’en contenter jusqu’au moment de la retraite, il faut pouvoir suivre l’évolution technologique pour être compétitif.

Outre la formation, la cyber-administration constitue un élément préoccupant pour la confédération helvétique qui a raté son entrée il y a une dizaine d’années, contrairement à d’autres pays comme le Danemark et l’Estonie. Mais les différents cantons et gouvernements fédéraux essaient de se rattraper en travaillant activement depuis une année ou deux sur la digitalisation de l’administration, avec comme objectif de réduire l’écart dans 2 ou 3 ans.

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Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.