Bourse : quand acheter des actions et quand les vendre ?

La réussite d’un investisseur sur le marché boursier nécessite une bonne préparation qui commence avec le repérage des valeurs mobilières de qualité, l’identification des états de dépression du marché, la fixation d’objectifs clairs et bien définis et la prise des profits ou des pertes le moment venu. Ci-après les conseils à suivre pour déterminer le moment propice à l’achat et à la vente des titres en vue de réussir son placement en bourse. 

Pour commencer, il faut procéder au repérage d’un titre qu’on souhaite placer dans son portefeuille au regard de ses performances et ses qualités. En effet, il faut prendre en considération que le titre est positionné sur un marché porteur, tout en offrant de bonnes perspectives de croissance. D’un autre côté, la société émettrice doit adopter une politique de distribution régulière, comme elle doit avoir un intérêt spéculatif, en étant une cible d’ordre public d’achat par exemple.

L’investisseur doit connaître les facteurs susceptibles d’impacter à la hausse le cours de la valeur mobilière en bourse. Pour bien faire, il vaut mieux opter pour un titre dont le prix d’acquisition est modéré, mais pour acheter les bons titres, il faut payer un prix élevé. 

De nos jours, les marchés financiers se caractérisent par leur cherté, en comparaison à une dizaine d’années auparavant, si on prend en considération les indices boursiers en hausse. Et ceci trouve son essence dans la politique accommodante adoptée par les banques centrales et n'est pas lié à une augmentation des profits. Evidemment les opportunités sont toujours omniprésentes et il existe toujours des valeurs décotées qui offrent une chance pour investir en bourse. Seulement il faut être plus sélectif au moment d’acheter des titres. Dans le cas d’une forte valorisation, celle-ci doit être justifiée par de sérieuses perspectives de développement.


L’achat au plus bas, des cas rares à rencontrer

Trigano est une entreprise spécialisée dans la fabrication de camping-car, son ratio court sur bénéfice net par action est estimé à 23 fois pour l’année actuelle et il est à 15 fois pour le CAC40. La structure se caractérise par son dynamisme et les observateurs s’attendent à une hausse prévisionnelle de son bénéfice net annuel de 29%. Dans le cas où le groupe poursuit ses performances, il y a de fortes chances pour que le cours des actions maintienne sa tendance haussière.

La démarche à suivre consiste à détecter le moment adéquat pour l’achat des titres en bourse. Une étape très délicate étant donné qu’il est rare d’acheter au plus bas pour vendre au plus haut. Il ne faut pas hésiter à demander conseil aux professionnels spécialisés dans le repérage des inefficiences de marché soit les titres délaissés de manière injuste. Le plus souvent ce sont les petites capitalisations qui sont délaissées, qui ne sont pas très suivies et leur liquidité est très limitée. De plus, elles se caractérisent par un niveau de risque très élevé. Pour une valeur de qualité, en général, lorsqu’un investisseur s’y intéresse, son prix est déjà élevé et il est possible qu’elle atteigne son plus haut historique. Heureusement que les places financières se soucient peu du passé pour se focaliser sur les perspectives d’avenir.


L’acquisition d’une quantité limitée 

Pour les transactions boursières, la prudence est de rigueur et un investisseur a tout intérêt à attendre le moment propice comme une consolidation ou un passage de vide au niveau du marché pour acheter des valeurs mobilières. Il ne faut pas hésiter à exploiter les graphiques pour les analyser et détecter les seuils d’intervention. Seulement il ne faut pas que l’attente dure trop longtemps au risque de manquer une réelle opportunité. Il est possible pour un individu d’acheter dans un premier temps en petites quantités avant d’étoffer plus son portefeuille par la suite.

En ce qui concerne la vente, elle est associée à la réalisation de plus-values et c’est une opération plus délicate que celle de l’achat. Lorsque la valeur des titres suit une tendance haussière, l’investisseur peut être tenté d’attendre que cette valeur augmente encore plus, comme il peut choisir de consolider sa position. Un réflexe qui n’est pas toujours des plus bénéfiques, surtout qu’on ne réalise des gains qu’une fois l’ordre de vente est passé et pas avant.

Il est primordial de fixer des objectifs en cas de gain ou de perte, surtout qu’un gain allant de 10 à 15% sur une année est considéré comme très correct dans un contexte comme celui qui marque la bourse au cours des cinq dernières années. On peut faire preuve de gourmandise sur les valeurs moyennes mais c’est seulement en réalisant des gains qu’on peut investir dans de nouveaux titres et qu’on peut constituer un portefeuille avec une valeur évolutive.


Pas d’hésitation au moment de vendre

Il n’est pas possible de gagner sur tous les coups. Au cas où une valeur mobilière chute et que ses performances sont moins bonnes que ce qui était prévu, il vaut mieux chercher les raisons derrière une telle déception.

Il ne faut pas omettre qu’une société cotée en bourse peut être sujette à des incidents au cours de son activité, mais qui n’affectent pas nécessairement ses perspectives. Dans ce cas l’investisseur peut garder le titre dans son portefeuille. Ceci dit, il convient d’être vigilant notamment lorsque les soucis se succèdent répétitivement. Dans ce cas de figure, il serait plus judicieux de prendre sa perte pour limiter les dégâts. L’un des exemples illustratifs est celui d’Essilor dont les ventes évoluent faiblement en comparaison avec ses résultats précédents, ce qui affecte sa rentabilité, alors même que la valorisation de la société demeure très forte. Dans ce cas, il serait plus avisé de vendre la valeur mobilière. Les observateurs s’accordent que le beau parcours d’Essilor commence à s’essouffler :  malheureusement sur la place boursière les belles histoires ne durent jamais très longtemps.

Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.