Quel est le bon âge pour investir en bourse?

Il est peu fréquent que les gens se demandent quel est l’âge idéal pour commencer à investir en bourse. Et pourtant ceci peut avoir un réel impact sur la manière de procéder. A vrai dire il n’y a pas d’âge idéal pour commencer à faire des placements en bourse. On s’y lance lorsqu’on ressent l’envie ou le besoin de le faire. Mais plus l'on investit bourse tôt et plus les rendements et le capital généré sera grand. En effet, l'horizon temps est un des facteurs à prendre en compte pour déterminer le niveau risque à prendre. De plus, l'âge influence le type de placement, selon si l'on est orienté croissance ou rendement, ce dernier visant à procéder à retraits de capitaux ou de revenus.

Chaque âge présente des avantages et des inconvénients, mais quatre phases de la vie d’une personne présentent des caractéristiques distinctives. Ci-après quelques astuces pour éviter les erreurs relatives à chaque phase.

Phase 1 : entre 16 et 20 ans

Dans certains cas, des investisseurs débutent à un âge précoce. Leurs premiers placements sur le marché boursier peut se produire avant même qu’ils atteignent leur majorité, avec l'appui de leur parents bien entendu pour des raisons légales (ouverture d'un compte bancaire, etc.).

Pour pouvoir investir son argent en bourse il faut être majeur, mais certains mineurs s’y lancent aussi en optant pour l’une des deux options qui leur sont offertes : La première consiste à demander l’autorisation d'un parent dès l’âge de 16 ans et disposer donc de l’autorisation au niveau juridique d'investir en bourse. Alors que la deuxième consiste à ouvrir un compte au nom des parents.

Les jeunes investisseurs accordent un grand soin à la documentation et ils accumulent des informations et des données pendant de nombreuses années.  Malheureusement, certains n’y voient qu’une manière de gagner un peu d’argent et manquent de maturité et d’expérience. Or, la bourse ne peut être un moyen de gagner son argent de poche, car c’est un travail de longue durée. Dès lors, il ne faut pas espérer faire fortune au bout de quelques semaines. Pour les personnes passionnées, elles peuvent avoir une bonne dose d’adrénaline, tout en mettant en pratique leurs savoirs et connaissances.  

Un tel âge est idéal pour monter un club d’investisseurs avec un groupe d’amis ou d’étudiants pour apprendre comment gagner de l'argent en bourse et connaître les différents événements liés à la vie d'une entreprises qui se finance sur les marchés des capitaux. Ceci constitue une opportunité d’apprentissage  et un moyen de limiter les risques encourus, de même que de s’ouvrir à de nouveaux types d’investissement. Néanmoins investir en bourse à un âge précoce est souvent synonyme d’une prise de risque plus importante, boostée par la fougue de la jeunesse. D’où la nécessité d’établir des règles de placement bien définies et de s’y tenir pour limiter les pertes, en les coupant à temps au lieu de perdre de grosses sommes. Cela permet de savoir quand acheter et vendre des titres sur les marchés financiers.

Par exemple, il est indiqué d'acheter des actions vu l'horizon temps d'investissement très élevé, parce que les actions génèrent à long terme un rendement plus élevé que les obligations malgré les risques plus élevés.

Phase 2 : à l’âge de 25 ans

A cet âge l’individu a intégré le monde actif et il dispose de fonds plus importants pour se lancer dans l’investissement en bourse soit pour avoir un placement ou pour constituer une épargne. Le jeune investisseur ne pense pas encore à s’assurer une retraite confortable mais de dynamiser son épargne au lieu de se contenter d’avoir un livret A. Il peut décider de composer son portefeuille et de le gérer personnellement, comme il peut se diriger vers les OPCVM (fonds d'investissement ou de placement) par exemple. La prise de risque à cet âge demeure trop élevée, car l’investisseur est en quête de la performance plutôt que la sécurité. Reste que la diversification du portefeuille et de l’ensemble du patrimoine est une précaution à ne pas négliger. Si la personne ne dispose pas de suffisamment de fonds pour les placer dans l’immobilier, les œuvres d’art et la bourse, elle peut au moins varier son portefeuille en vue de prévenir de grosses pertes en dépendant d’une seule valeur, qui en cas de chute, c’est l’ensemble de l’épargne qui est mise en danger.

En investissant à l’âge de 25 ans, le jeune prouve son envie réelle d’explorer les marchés boursiers au lieu d’opter pour les placements classiques. Mais il convient de perfectionner ses connaissances et de multiplier les sources en vue de développer ses acquis et ses savoirs et pouvoir investir en bourse en toute
connaissance de cause.

Phase 2 : entre 40 et 45 ans

A cet âge la personne est plus consciente de l’approche de l’âge de la retraite et elle dispose déjà d’un patrimoine, dès lors le marché boursier offre une chance de diversification pour l’investisseur. A ce moment, l’individu peut avoir déjà en sa possession de l’immobilier et des livrets d’épargne et en y ajoutant des produits boursiers, il varie son patrimoine.

La prise de risque est assez limitée en comparaison aux plus jeunes investisseurs qui sont âgés de 18 ans par exemple. Une fois la quarantaine est atteinte, l’individu a une famille à sa charge et il veille à ne pas perdre l’argent placé en bourse. Il se préoccupe plus de booster sa performance patrimoniale et ne cherche pas à prendre des risques inutiles pour un peu d’adrénaline. Un tel investisseur a cumulé une culture financière tout au long de sa vie et il a une plus profonde compréhension de l’activité et de la situation financières des sociétés cotées. Comme il penche plus pour une analyse fondamentale que pour une analyse technique.

Lorsque l’individu ne connaît pas suffisamment les rouages de la bourse, il aura intérêt à privilégier les placements en OPCVM (appelé fonds d'investissement ou fonds de placements) qui se révèlent plus abordables en termes de coût et qui sont plus faciles à appréhender. En suivant de près les OPCVM, il peut même comprendre mieux les mécanismes de fonctionnement du marché boursier et développer ses connaissances dans ce domaine. Ceci dit, il doit bien choisir un OPCVM, or cette démarche nécessite autant de temps et d’effort que le choix d’une action.

Phase 4 : après le départ en retraite

Pour les séniors, le départ en retraite peut offrir une chance pour consacrer du temps à la découverte des marchés financiers. Il ne s’agit pas d’y placer tout son argent et ses économies, mais il serait possible d’investir entre 5 et 10% et bénéficier du rendement de la bourse, tout en profitant des revenus réguliers déjà acquis.

Un retraité dispose de beaucoup de temps libre et qu’il peut exploiter en suivant l’actualité financière de façon régulière. Dès lors le marché boursier peut devenir un passe-temps agréable et fort profitable. Mais il ne faut pas prendre des risques démesurés, il convient de ne placer que ce qu’on est prêt à perdre. Aux Etats-Unis, plusieurs retraités ont perdu tout leur patrimoine, en investissant la totalité de leur argent en bourse. Il faut éviter de placer tout son argent de retraite dans la spéculation boursière. Certes le marché
boursier peut offrir une bonne rentabilité sur le long terme, mais il ne faut pas négliger les risques liés à ce type d’investissement.

Pour conclure, il n’y a pas d’âge idéal pour se lancer dans l’investissement en bourse. Dans le cas où une personne a eu des expériences peu concluantes à l’âge de 18 ans, elle peut tout à fait recommencer plus tard, en s’appuyant si nécessaire sur un club d’investisseurs et des connaissances acquises dans une formation en investissement en bourse.

L'essentiel est de développer les compétences nécessaires pour investir son argent en bourse de façon structurée et stratégique en appliquant des approches et des modèles qui vont accroître ses chances de succès. Cela permettra d'éviter les erreurs classiques d'un investisseur en bourse. Pour ce faire, des compétences financières et comptables sont utiles, mais il faut aussi connaître le fonctionnement du système économique dans ses grandes lignes au moins.


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Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.