10 erreurs d'un investisseur en bourse

Quelles sont les 10 erreurs qu'un investisseur en bourse doit éviter de commettre?

La réussite en bourse nécessite la mise en place d’une stratégie bien établie en évitant quelques erreurs susceptibles d’être fatales pour toute personne voulant placer son capital sur les marchés financiers. Voici les 10 pires erreurs à ne pas commettre de la part d'un investisseur en bourse

 

1. Consulter fréquemment son portefeuille de titres

Il arrive souvent que l’investisseur soucieux de réaliser de bons résultats, prenne l’habitude de consulter trop souvent le cours des valeurs mobilières en sa possession. Et dans ce cas, ce qui aurait dû être une bonne chose se transforme en source de stress et en un focus sur les résultats à court terme. 

L'investissement, contrairement au trading, est orienté vers le long terme (avec un horizon temps plus ou moins élevé). Il s'agit donc de laisser du temps au temps et de ne pas réagir trop vite aux variations de cours d'un titre, en particulier s'agissant des actions. 

 

2. Se fier seulement aux médias spécialisés en bourse

Certes les médias financiers constituent une réelle source d’information, mais ils ne peuvent être le fondement unique des décisions financières. Il importe de procéder à des analyses plus profondes au lieu de se référer à une idée ou un renseignement sans aucune étude.

 

3. Faire comme les autres investisseurs

Suivre le troupeau n'est pas une bonne idée, surtout si l'information que vous avez a déjà bien circulé dans la planète finance. En effet, il n’est guère judicieux de vouloir imiter autrui surtout que l’attrait des valeurs mobilières qui sont tendance est très fort, mais généralement elles coûtent cher. 

De même, il ne faut pas se baser rien que sur le passé ou l’historique de l’entreprise ou de ses titres, car les structures ne peuvent être rentables de manière constante. Il serait plus pertinent d’étudier les perspectives d’avenir.

 

4. Se comparer aux autres investisseurs

Autant suivre les autres investisseurs peut s'avérer hasardeux, autant se comparer aux autres investisseurs peut pousser à faire des erreurs. Procéder à des comparaisons par rapport aux autres investisseurs parfois peut se révéler fatal car les objectifs des uns ne sont pas les objectifs de performance des autres

Si un investisseur a réalisé un rendement de 15% sur une année alors qu’un autre n’a pu obtenir que 10% ce n’est pas une raison de changer sa façon de faire. Être envieux n’est pas la bonne approche. De plus, le rendement est corrélé au risque. Il faut tenir compte du risque pris et encouru lors de la sélection des titres au regard de la performance finale et avec une vision à long terme. 

 

5. Être trop pressé

Tout investisseur cherche à rentabiliser son investissement, mais il ne faut pas penser à s’enrichir rapidement. Dans la hâte de réaliser des gains rapides, il est possible de commettre des erreurs de jugement et de prendre plus de risques que nécessaire.

A nouveau, l'investissement, contrairement au trading, est orienté vers le long terme. 

 

6. Viser des performances trop élevées

Au cours des 100 dernières années, les bourses réalisent des rendements aux alentours de 10% par an. Evidemment il y a des exceptions, avec notamment Warren Buffet qui est considéré comme le meilleur investisseur dans l’histoire des marchés boursiers en réalisant un rendement annuel de 20%, soit le double. 

Pour toute autre personne souhaitant investir en bourse, il serait prétentieux et irréaliste de vouloir réaliser un rendement de 30%. Il convient de viser un objectif plus réalisable et moins risqué.

 

7. S'aventurer en terrain inconnu

Certains investisseurs dans leur quête de meilleurs rendements, peuvent choisir d’investir dans des structures très complexes, sortant ainsi de leur cercle de compétences pour s’aventurer sur un terrain inconnu. 

Or, en règle générale, les meilleurs résultats sont obtenus dans des entreprises faciles à assimiler et dont on maîtrise parfaitement la compréhension du fonctionnement. La règle d'investir dans ce que l'on comprend s'applique pleinement ici. 

 

8. Mettre tous ses oeufs dans le même panier

La diversification de son portefeuille est importante pour dispatcher le risque sur plusieurs titres et il serait pertinent de composer un portefeuille de 10 à 30 titres. 

Grâce à cette approche, il devient facile de les suivre de façon trimestrielle et d’analyser leur évolution. Au-delà de 30, il serait difficile d’assurer le suivi et le risque est de s’éparpiller. En cas de doute, il est possible de considérer les fonds indiciels basés sur les principaux indices et qui ne coûtent pas cher.

 

9. Se précipiter

Il est déconseillé de décider de façon hâtive dès la publication des résultats des entreprises ou la communication de nouvelles les concernant. Il vaut mieux s’accorder un temps de réflexion afin de prendre une décision mûrement réfléchie.

 

10. Ne pas faire ses "devoirs"

Il ne faut pas omettre que les titres représentent des prises de participation dans des entreprises. Et dès lors il faut bien étudier les structures et bien les évaluer. Il faut faire l'effort d'analyser l'entreprise dans laquelle on investit son capital de façon méthodique. 

 

L'investissement en bourse vous intéresse ? Vous souhaitez suivre une formation créée par BetterStudy pour en savoir plus sur ce thème ? Contactez-nous !

Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.