Tableau de flux de trésorerie - exercice de l'examen du brevet fédéral

Résolution de l’exercice 4 problème 3 de l'examen 2016 sur un tableau de flux de trésorerie – examen du brevet fédéral de spécialiste en finance et comptabilité

Cet article est en lien direct avec notre vidéo consacrée à la résolution de l’exercice 4 problème 3 de l'examen 2016 sur un tableau de flux de trésorerie, que vous pouvez visionner ci-dessous.

 

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Effectué selon la méthode indirecte, cet exercice valait quatre points à l’examen du brevet fédéral de spécialiste en finance et comptabilité, ce qui équivaut à environ 15 à 20 minutes de travail. Sur la vidéo, nous avons ajouté sur la droite la marche à suivre qui fonctionne pour n'importe quel tableau de flux de trésorerie. Pour l'exploitation nous avons deux méthodes : la directe et l’indirecte. Nous vous proposons dans cet article la procédure pour résoudre la méthode indirecte qui vous permettra de résoudre n'importe quel tableau de flux de trésorerie.

Le premier point est d'attribuer les postes du bilan + PP à leur cycle de trésorerie. Nous prenons le bilan et le PP pour chercher si cela concerne l'exploitation, l'investissement ou le financement.

  • Nous ne nous intéressons pas aux liquidités.
  • Les créances et les stocks de marchandises correspondent à de l'exploitation.
  • La participation, les immobilisations, les cumuls d’amortissements correspondent à de l'investissement.
  • Dans les fonds étrangers, l’engagement de LP et les provisions correspondent à de l’exploitation.
  • Les engagements financiers, le capital-actions, les réserves et le bénéfice reporté correspondent à du financement.
  • Dans le compte de pertes et profits, les produits des marchandises et les charges de marchandises correspondent à de l’exploitation.
  • Les amortissements sont liés au cycle d’investissement.
  • La constitution de provisions est liée au compte de provisions, donc il s’agit d’exploitation.
  • Les autres charges sont de l’exploitation.
  • Les produits des dividendes des participations auraient pu être qualifiés d’investissement mais l’exercice précise que les dividendes constituent des recettes provenant de l’activité d’exploitation, donc il s’agit d’exploitation.
  • Le bénéfice sur la vente de véhicules est lié aux actifs immobilisés donc il s’agit d’investissement.
  • Les impôts font partie du cycle d’exploitation.

Pour savoir à quel cycle d’exploitation cela correspond, il faut se rappeler que les investissements correspondent aux actifs immobilisés, donc à long terme, le financement correspond au passif, incluant passif à long terme et capitaux propres, et l’exploitation correspond aux actifs circulants à court terme, et souvent les passifs à court terme qui ne sont pas financés.

1/ Flux financiers provenant de l’activité d’exploitation

Ensuite, le deuxième point est de corriger le bénéfice de 13 avec tous les éléments de notre compte de pertes et profits qui ne font pas partie de notre cycle d’exploitation : les amortissements d’immobilisations corporelles de -10. Ensuite, on traite les amortissements sur immobilisations corporelles immeubles de -4, puis le bénéfice sur vente de véhicules de 1, qu’il faut corriger. En effet, nous avions des chiffres négatifs qu’il faut mettre en positif pour les corriger, et inversement. On voit qu’après avoir surligné en jaune (dans la vidéo) ces trois lignes, il ne reste que des éléments d’exploitation.

Le troisième point est la variation du bilan des postes d’exploitation. Nous prenons toutes les lignes marquées E (dans la vidéo), correspondant à de l’exploitation, et nous remplissons les variations. Des informations ont déjà été données :

  • les créances L+P, pour lesquelles nous pouvons indiquer +5,
  • l’augmentation des engagements L+P, pour lesquelles nous indiquons +5,
  • le stock de marchandises, présentant une variation de 2 : comme le stock augmente de 2 sur la période, les liquidités diminuent de 2, donc nous pouvons indiquer – Augmentation de stock marchandises de -2,
  • les provisions ont diminué, au même titre que les liquidités : nous indiquons donc – Diminution provisions de -1.

La solution de l’exercice présentait les provisions en trois postes avec l’écriture suivante :

  • Provision 01.01 : 7
  • + Constitution : 5 (compte de pertes et profits)
  • - Dissolution : -2 (compte de pertes et profits)
  • - Utilisation
  • = Provision 31.12 : 6 (solde de fin d’année)

En effectuant le calcul, nous obtenons une utilisation de -4 qui n’apparaît pas dans le compte de pertes et profits, car elle a certainement été comptabilisée dans le poste d’autres charges et dépenses car elle avait déjà été provisionnée.

La solution a été présentée en détail mais en indiquant la valeur -1 comme vu précédemment, votre réponse à l’exercice sera juste.

En effectuant le total des flux financiers provenant de l’activité d’exploitation, nous obtenons un flux de trésorerie d’exploitation de 22.

2/ Flux de liquidités de l’activité d’investissement

En ce qui concerne le flux de liquidités de l’activité d’investissement, il faut effectuer un tableau de suivi des valeurs historiques et des valeurs des cumuls d’amortissement. Ces valeurs permettent de déterminer quelles étaient les acquisitions et les ventes. Pour rappel, dans le tableau du flux de trésorerie, nous n’indiquons que les acquisitions et les ventes, mais pas les amortissements mentionnés dans ce cycle, car les amortissements sont non monétaires.

Quelles étaient les opérations sur les immobilisations corporelles mobilières et immobilières ?

Il y a des acquisitions qui ont été mentionnées, donc nous nous concentrons sur les ventes : nous n’avons pas eu de vente d’immeuble, mais nous avons eu la vente d’un véhicule qui était inutile. Nous déterminons la valeur historique de ce véhicule, le bénéfice, le cumul d’amortissement, donc nous l’obtenons par différence. Dans notre récapitulatif, nous voyons les valeurs historiques qui étaient de 67 en début de période, puis nous avons eu une acquisition de 18, puis 77 en fin de période. Par différence, nous savons que la valeur de cet actif qui est sorti était de 8.

Ensuite, pour trouver le calcul d’amortissement de ce véhicule, nous remplissons le tableau de suivi des cumuls d’amortissement. En début de période, nous avions -40 et, en fin de période -44. L’amortissement de la période est indiqué dans le compte de pertes et profits, à savoir -10. Par différence, nous déterminons que le cumul d’amortissement était de 6.

Ces opérations permettent de déterminer le prix de vente selon le calcul suivant :

  • Valeur historique
  • - Cumul d’amortissement
  • = Valeur comptable
  • +/- Résultat
  • = Prix de vente

On sait que le véhicule a été vendu pour un bénéfice de 1. Nous avons déterminé la valeur historique de -8. Le cumul d’amortissement est de 6. Soit une valeur comptable de 2. Comme nous avons vendu pour un bénéfice de 1, le prix de vente était de 3.

Nous remplissons le tableau de flux de liquidités de l’activité d’investissement : + Vente immobilisation corporelle meubles : +3.

Le dernier poste à traiter sur les immobilisations concerne les participations. Nous avions 27 en début de période. Nous savons que les dividendes sont déjà dans l’activité d’exploitation, donc nous ne les remettons pas dans l’activité d’investissement. Ils ont augmenté de 4, passant de 27 à 31. Nous avons eu une dépense puisque nous avons augmenté notre participation. Nous remplissons : Participations 4, Liquidités 4. Nous avons une diminution à inscrire : - Acquisition Participations : -4.

Nous calculons le total du flux de trésorerie d’investissement qui est égal à -36.

3/ Flux de liquidités de l’activité de financement

Nous passons au cycle des activités de financement. Tout d’abord, nous prenons les variations du bilan des postes de financement sauf le compte de pertes et profits reporté, donc nous traitons tout ce qu’il reste : toutes les valeurs avec un « F » sauf les réserves légales de bénéfice et le bénéfice reporté, qui sont déterminés d’une manière spéciale.

Les engagements financiers ont augmenté de 3. Par exemple, une banque a pu nous prêter 3 de plus, donc nous avons eu un encaissement de liquidités. L’écriture est : Liquidités 3, Dettes 3 : il s’agit bien d’une augmentation de liquidités.

Pour trouver l’augmentation du capital-actions (valeur nominale), nous voyons que nous sommes passés de 100 à 110. L’écriture est : Liquidités 10, Capital-actions 10. Le capital-actions a donc augmenté de 10.

Le poste suivant est la réserve légale issue de primes, que l’on appelle agio. L’écriture est : Liquidités 3, Agio 3. Les agios ont donc augmenté de 3.

Le dernier point correspond au PP report : la réserve légale issue du bénéfice et le bénéfice reporté. La différence entre les deux est que la réserve légale issue du bénéfice est plus difficile à verser comme dividende car il faut respecter certaines règles, alors que le bénéfice reporté est à disposition selon la décision de l’assemblée générale.

La formule pour connaître le dividende versé, sorti de ses réserves, est calculée au moyen du PP report en début de période, qui est de 10 + 17, soit 27. Nous ajoutons dans la réserve le bénéfice de la période de 13. Le PP report en fin de période était de 12 + 14, soit 26.

Soit la formule :

  • PP report au 01.01 : 27
  • + Bénéfice : 13
  • - Dividende : x
  • = PP report au 31.12 :

Par différence, nous obtenons un dividende de -14. Nous inscrivons dans notre tableau de flux de liquidités de l’activité de financement : - Versement dividende : -14.

Nous calculons le total du flux de liquidités de l’activité de financement qui est égal à 2.

4/ Total

Enfin, nous calculons le total des flux de trésorerie, soit la variation des liquidités qui est égale à -1. Nous vérifions que ce total correspond bien à la variation des liquidités dans notre tableau d’actifs. Cela permet de vérifier que nous avons bien inclus toutes les variations.

 

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Nicolas Goumaz

Nicolas Goumaz

Nicolas Goumaz est titulaire du Diplôme fédéral d'Expert en finance et controlling ainsi que du Brevet fédéral de Spécialiste en finance et comptabilité. Il est référent pour la formation de préparation au Brevet fédéral de Spécialiste en finance et comptabilité chez BetterStudy. Il bénéficie d'une longue expérience dans le domaine de la comptabilité au sein de sociétés internationales et suisses. Il parle couramment l'anglais, l'allemand et le suisse-allemand. Durant son parcours professionnel, il a été plusieurs fois été appelé à remettre à jour des comptabilités et à instaurer des processus comptables. Il aussi fait partie du team auditeurs de la zone EMEA pour le groupe Cargill.