L’investissement des Entreprises

Chaque entreprise combine les facteurs de production à savoir le capital et le travail, en veillant à minimiser les coûts et maximiser les bénéfices. Mais le plus crucial est de garantir la compétitivité de la structure, chose qui n’est réalisable qu’à travers l’investissement.

Qu’est-ce que l’investissement ? Et qu’elle est sa finalité ?

On parle d’investissement lorsqu’une entreprise procède à l’acquisition de biens et de services qui ont un caractère durable et qui seront exploités à plusieurs reprises pendant son activité.

Globalement il faut faire la distinction entre les investissements matériels  comme les équipements, les machines, les bâtiments, entre autres et les investissements immatériels comme les logiciels, les formations, les dépenses allouées au R&D, parmi d’autres.

Pour résumer, les investissements sont les dépenses consacrées par la structure au maintien ou l’accroissement de sa production, autrement dit le capital technique.

D’ailleurs toute croissance économique ne peut être initiée qu’à travers l’investissement, vu qu’il sert au développement technologique et l’amélioration des techniques de production.

Ceci dit, une entreprise ne peut investir qu’après avoir défini la rentabilité attendue d’un investissement
donné. Il n’est pas possible de prendre le risque d’investir qu’après l’estimation de la hausse prévisionnelle de la demande des produits de l’entreprise.

Comment financer les investissements ?

Tout investissement mobilise des fonds pour son financement dont les principales sources sont :

1.L’autofinancement

Les bénéfices réalisés par l’entreprise à la fin de l’exercice font l’objet de discussion au sein de l’assemblée générale qui peut les distribuer aux actionnaires ou décider qu’une partie de ces profits soient alloués à l’investissement. 

Cette part du bénéfice qui sert à investir entre dans le cadre de l’autofinancement.

Ce dernier résulte de la part non distribuée des dividendes, en plus de la dotation aux provisions et aux amortissements.

Autrement dit l’autofinancement correspond au montant dédié par la structure au financement de ses projets à partir de ses propres profits.

2. L’émission de nouvelles action

Pour les entreprises qui choisissent d’éviter l’endettement, elles peuvent procéder à l’augmentation de leur capital par l’émission de nouvelles actions.

3. L’emprunt par obligations

Dans ce cas de figure, l’entreprise
émet un emprunt sous forme d’obligations qui sont des titres représentant une
reconnaissance de dette et génèrent des intérêts annuellement.

Pourquoi investir ?

Plusieurs raisons peuvent justifier
la décision d’investir d’une structure, il s’agit notamment de :

  • Booster la capacité de production dans le cadre d’un investissement de capacité ;

  • Remplacer les équipements usés ou amortis par un investissement de remplacement ;

  • Améliorer la productivité de l’entreprise.

Il faut dire que l’ensemble des investissements générant l’augmentation des capacités induisent une productivité de travail plus importante.

La productivité des unités de production assure la distribution des revenus, en plus de générer les recettes fiscales nécessaires pour financer les infrastructures et autres prestations d’intérêt général.

Quel résultat attendu de l’investissement ?

Une entreprise qui s’engage dans une politique d’investissement peut viser le progrès technique qui met en liaison l’invention et l’innovation. Tout commence par une découverte soit la trouvaille d’un inconnu.

Et c’est ce qui génère une invention à travers la mise en application de la découverte pour créer un nouveau produit ou un procédé.

Une telle invention aboutit sur l’innovation à partir du moment où on lui trouve une application industrielle
et commerciale. En effet l’innovation représente la possibilité de commercialiser une invention.

Parmi les exemples illustratifs des innovations,  il y a les créations de Denis Papin qui était derrière la marmite avec une soupape de sécurité, puis la construction en 1687 d’une machine à vapeur à piston.

Il a également construit un bateau à vapeur qui a été détruit par des bateliers par peur d’être au chômage.

Il y a également l’invention de James Watt d’une machine à vapeur en 1784 et qui a permis à d’autres personnes de lancer de nouvelles inventions notamment le tricycle à vapeur de Murdock, le véhicule à vapeur d’Olivier Evans et la locomotive de Hedlley.

Il faut citer aussi le paratonnerre qui sert de protection contre la foudre et qui a été créé par Benjamin
Francklin après avoir étudié la foudre à l’aide d’un cerf-volant.

Quelles sont les différentes typologies d’innovation ?

En matière d’innovation il convient de distinguer entre les innovations de produits qui permettent de lancer de nouveaux biens et services et les innovations de procédés qui servent à reproduire des produits existants mais en utilisant de nouveaux procédés.

Les innovations, quel impact ?

L’impact des innovations sur la croissance varie en fonction de la finalité du produit réalisé, que ce soit le lancement d’un produit inexistant ou la substitution d’un produit déjà existant.

A ce propos lorsqu’il s’agit d’un nouveau produit qui n’est pas une substitution de ce qui existe déjà sur le marché, il offre une nouvelle ouverture sur ce dernier.

Et dans ce cas de nouvelles structures peuvent naître pour la fabrication de ce produit, avec tout ce qui accompagne cette démarche en matière de création d’emploi et de croissance.

L’un des exemples qui illustre ce fait est l’apparition du chemin de fer au 19ème siècle et qui a permis de développer la production du charbon, la sidérurgie, la métallurgie, les travaux publics et le génie civil, entre autres secteurs d’activité.

Le siècle suivant, c’était au tour de l’industrie automobile de chambouler les économies.

D’un autre côté lorsque l’innovation porte sur un produit de substitution d’un autre déjà existant, on assiste à la déclinaison de certaines activités.

Toutefois, il y a possibilité que le nouveau produit génère plus de croissance, comme est le cas de l’électricité qui a remplacé la production des bougies et des lampes à pétrole.

Comprendre les innovations de procédés et leurs effets

Les innovations de procédés servent à l’augmentation de la productivité soit le rapport entre la production et le nombre de travailleurs ou heures de travail.

Elles peuvent impacter directement ou indirectement l’emploi.

En ce qui concerne les effets directs sur l’emploi, dans le cas où la production est la même, la hausse de la productivité se traduit par des licenciements, étant donné que l’entreprise produit le même volume avec moins de travail.

Mais si la production devient plus importante,  ceci entraîne la baisse des prix permettant ainsi de disposer de nouveaux débouchés, de nouveaux marchés et la création de plus d’emplois.

Pour ce qui est des effets indirects sur l’emploi, il faut dire que l’augmentation de la productivité nécessite la modernisation des équipements pour gagner en performance.

De tels matériels sont fournis par les autres secteurs ou branches de l’industrie et qui sont spécialisés dans la fabrication de biens d’équipement.

La modernisation contribue donc à stimuler de tels secteurs qui augmentent leur production et recrutent plus de travailleurs, générant ainsi plus de revenus et contribuant à l’amélioration du pouvoir d’achat et la consommation des produits.

Chose qui entraine plus d’embauches lançant ainsi le processus du cercle vertueux de la croissance.

Certes cette démarche s’accompagne aussi par la destruction de certains postes notamment les moins qualifiés, mais l’investissement est l’essence même de la croissance et de la création d’emplois.

Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.