Intelligence artificielle en comptabilité

Une étude menée par des chercheurs d’Oxford a révélé que 702 métiers sont susceptibles de recourir à la robotisation dans leurs process. Parmi ces métiers, il y a le poste de comptable qui arrive en 2ème position avec un score de 94%. En effet, l’intelligence artificielle risque d’intégrer les processus comptables pour se substituer aux humains. D’ailleurs, un agent artificiel du nom d’Amelia a déjà fait ses débuts chez Shell et Baker Hughes pour prendre en charge les tâches des comptables et des agents des centres d’appel.
 
L'intelligence artificielle et la robotisation peuvent intégrer aisément le domaine de la comptabilité à travers l’automatisation des processus, afin de gagner en rapidité et en précision, tout en réduisant les coûts du traitement. Les robots peuvent s’occuper de la collecte des données, des rapprochements bancaires, de la saisie des écritures comptables, etc. C’est un moyen aussi efficace que fiable qui permet de dépasser les erreurs humaines, les problèmes liés aux absences, aux pauses, aux démissions, entre autres.
 
D’un autre côté, les robots peuvent travailler 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en assumant une grande charge de travail et en réalisant les calculs les plus complexes en un clin d’œil. Ceci dit, la présence des humains est toujours nécessaire, pour alimenter justement les bases de données nécessaires au bon fonctionnement des process automatisés d’où la nécessité de créer des positions d’assistants robot.
 
L’automatisation numérique de la comptabilité peut donner lieu à l’apparition de nouveaux métiers, la création de tâches plus épanouissantes basées sur l’analyse. Et à ce qu’il paraît, il faut s’attendre à un tel changement au cours des 5 prochaines années.
 
La robotisation peut intervenir à différents niveaux, que ce soit au moment de la collecte des données, la synthèse ou l’édition des informations portant sur les ventes, les commandes, entre autres. Cependant jusqu’à maintenant, les robots se trouvent dans l’incapacité d’interpréter les résultats, mais ceci ne saura tarder.
 
En termes de coût, un système robotisé peut exécuter les tâches de plusieurs dizaines voire de centaines de comptables en un temps-record sans générer évidemment les problèmes d’absence, de retard, de pauses entre autres. Sans omettre qu’il peut traiter en permanence avec un meilleur rendement et une plus grande précision et pertinence.
 
L’avantage financier de l’intelligence artificielle en comptabilité est de taille, car le seuil de rentabilité de l’investissement initial est atteint au bout d’une année avec en plus un retour sur investissement qui peut atteindre les trois à quatre fois. D’ailleurs, de nombreux cabinets y investissent déjà et développent leurs aptitudes en nouvelles technologies en prévision des années à venir. Il existe même des formations adaptées dans cette perspective.
 

L'intelligence artificielle fait son entrée dans les fiduciaires

 
Il y a beaucoup de travail de saisie dans le domaine comptable et il s’élève souvent à plus de 50% de la charge totale du travail et même du coût et de la productivité. Et c’est là qu’intervient l’automatisation qui s’impose comme solution idéale pour réduire le temps et le coût du traitement.
 
Grâce à l’intelligence artificielle, les cabinets gagnent en productivité, en servant plus de clients, tout en assurant une qualité de service irréprochable. Ils augmentent leurs chiffres d’affaires tout en maîtrisant plus la masse salariale. Grâce au gain du temps, ils auront même la possibilité d’enrichir leurs interventions en proposant des prestations à forte valeur ajoutée notamment dans le conseil, l’ingénierie, l’optimisation des coûts, les benchmarks achats, etc. C’est également une opportunité de réinventer le métier de comptable et de lui donner un nouveau souffle, ce qui ne peut qu’attirer les talents et les compétences.
 
Généralement lorsque l’intelligence artificielle est évoquée, les cabinets d’expertise comptable l’associent au terme Kill app. Ce qui signifie l’extermination des professionnels de ce domaine avec les systèmes automatisés. Ces derniers peuvent adapter le plan comptable à l’activité de chaque structure, ses factures et ses risques. Mais pour le moment, on est encore dans la phase de développement de ces processus. Les experts ne peuvent nier pourtant l’impact en termes d’augmentation de rentabilité et de performance. La robotisation pourra exploiter les données comptables pour plus d’opportunités. En effet, l’intelligence artificielle aura la possibilité d’analyser les flux financiers, les dossiers clients et les données de chaque entreprise pour proposer : une optimisation de la trésorerie par exemple, une acquisition d’assurance ou d’immobilisations, une modification de contrat d’un client, etc.
 

L’intelligence artificielle assistée

 
Même avec le développement technologique, on ne peut se passer du facteur humain, qui apporte toujours une plus-value. Il faut juste former les collaborateurs sur les nouveaux outils et leur offrir la possibilité de les mettre en pratique. D’ailleurs, les clients préfèrent souvent le contact humain, et ce malgré l’efficacité et la performance technologique. En effet, la technologie est mobilisée pour supprimer les tâches peu intéressantes et routinières qui étaient à la charge de l’Homme jusque-là. Lorsqu’un expert-comptable travaille 40 heures chaque semaine et doit faire la saisie des documents comptables de plus de 300 factures par jour, la charge de travail est importante mais elle est peu pertinente, d’où l’intérêt d’introduire l’automatisation de ces procédés. Dès lors, l’expert-comptable n’aura qu’à procéder à quelques vérifications pour détecter et redresser les anomalies et consacrer le reste de son temps à l’analyse et à la recherche de nouveaux clients.
 

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Christophe Rieder

Christophe Rieder

Christophe Rieder dirige BetterStudy Swiss Online Education, l'institut de formation en ligne qu'il a fondé pendant ses études d'enseignant de la formation professionnelle. Après avoir travaillé quatre années dans la banque privée à Genève, Christophe décide de se reconvertir dans l'enseignement. Il a été formateur d'adultes en comptabilité à Genève et à Lausanne dans plusieurs écoles professionnelles privées. Christophe est aussi Maître d'enseignement à l'Ecole de Commerce Raymond-Uldry dans le canton de Genève, où il enseigne la gestion à des jeunes qui préparent un CFC d'employé(e) de commerce ou une maturité professionnelle commerciale. Christophe est titulaire d'un Master of Science HES-SO in Business Administration de HEG-Fribourg et d'un Diplôme fédéral d'Enseignant de la formation professionnelle. Il a effectué divers séjours d'études en Chine, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne et en Angleterre.